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makarotte.com

Ecole, rire et râleries.

On n'a pas encore touché le fond, on creuse encore

Publié le 26 Février 2017 par KRo

Bonne grosse semaine de merde. Avec ma pelle, plutôt que de balancer des coups à droite à gauche (ce qui m'aurait bien défoulé ceci dit et aurait été bien mérité aussi par tous ces parents plus nuls et dangereux pour leurs gamins les uns que les autres), j'ai creusé en espérant trouver le fond. Suis pas sûre sûre de l'avoir trouvé pourtant je n'ai pas ménagé mes efforts.

Il y a eu les violents intellectuellement débiles et complètement dépassés qui ont comme principe éducatif de taper sur leur gosse en allant même jusqu'à ce que le père écrase son pied sur l'oreille de son fils. Alors il a fallu faire un signalement et puis un autre 2 jours plus tard avec constatations du médecin à l'appui.

Il y a eu les agressifs tendance cro-magnon qui éduquent leurs enfants comme des sauvages et ne trouvent pas si grave qu'ils puissent passer leur temps à insulter et frapper tout le monde. Alors eux, quand ils ont été convoqués par les services sociaux, ils ont téléphoné et re-téléphoné exigeant que je leur réponde sur le champ alors que j'étais en classe, ils sont venus à l'école faire un scandale pour exiger que je les reçoive sur le champ alors que j'étais en sortie avec mes élèves et ils m'ont tellement fait flipper que j'avais prévenu tout le monde pour être aux aguets et prêt à appeler les gendarmes si notre rendez-vous tournait mal. 

Et puis il y a eu aussi les parents de Gustavo odieux nombrils sur pattes qui arrivent à dire en réunion qu'il est normal que nous prenions des coups de la part de leur fils parce que cela fait partie de notre métier ... euh ... non, messieurs dames, ça peut faire partie des risques mais en aucun cas de ce que nous pouvons accepter. Ah ben non, pour eux se laisser taper c'est la preuve de notre bienveillance vis-à-vis de leur horrible rejeton. Ce n'est pas banal ça! 
Mais la banalité ce n'est pas leur truc apparemment parce que ces gens ont un enfant autiste asperger mais ne se sont jamais renseignés sur les structures existantes aux alentours spécialisées dans l'autisme et ne lui proposent pas non plus les soins adaptés. Ils ne veulent pas de structures publiques parce que "Pfffff c'est le problème de la France" il faut souvent des mois pour avoir un rendez-vous. Ben oui mais si vous aviez pris rendez-vous il y a plusieurs mois on n'en serait pas encore à vous demander de bien vouloir en prendre un. Et ils ne payent pas pour autant de suivi à leur gamin en libéral parce qu'ils disent qu'ils n'en ont pas les moyens financiers. Donc le gosse fait un peu de psychomotricité ou (j'ai bien dit "ou" et pas "et") voit de temps en temps la psychologue mais jamais de façon suivie et surtout n'a vu qu'une seule fois un pédopsychiatre parce qu'ils sont contre. Donc on a un gamin qui "ne sait pas s'adapter au monde" dit la mère mais est laissé comme ça, déposé le matin à l'école et récupéré le soir et nous tous, enseignants mais aussi animateurs et surtout tous les autres enfants, nous sommes priés de le subir avec le sourire. Les parents, eux, ne comptent rien faire qui puisse faire évoluer la situation dans le bon sens, et passent leur temps à critiquer l'AVS, l'enseignante et tout le monde, devant nous mais aussi devant leur gamin bien sûr. Comme ça, cela lui permet de nous gueuler dessus des "enfoirés" et des "tu fais chier" à tour de bras ou de répéter à l'envie "j'fais c'que je veux" parce que ses parents lui ont bien dit qu'il était différent des autres donc qu'il en avait le droit.

Elle était riche cette semaine, riche comme un cocktail nutella, saindoux, confit, frites. Idéale pour te rester sur l'estomac et te donner envie de vomir. Mais j'ai survécu. Vivement demain!

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Marie 26/02/2017 23:11

A quand la semaine mangue île ?!!