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makarotte.com

Ecole, rire et râleries.

Juste pour l’amour de l’art

Publié le 15 Novembre 2022 par makarotte.com

Pour fêter mon retour en chimio après une pause de 3 semaines, l’entreprise de taxis m’a envoyé un prix Nobel. Déjà je voulais un taxi à 7h30 et quand j’ai appelé pour réserver, la dame m’a imposé un départ à 7h15 parce que « c’est le bazar à cause des travaux chez vous », certes dans la ville c’est le bazar mais moi j’habite en sortie de ville et du bon côté par rapport à la clinique donc après y’a les bouchons du matin pénibles mais classiques, 45 min c’est bien pour y aller pas la peine de s’y prendre une heure à l’avance. 

Sauf qu’en fait la meuf du taxi elle gère ses clients comme ses chauffeurs, elle leur donne des fausses heures pour qu’ils soient à l’heure au final, je le sais parce qu’elle m’a dit qu’elle faisait ça pour ses chauffeurs, mais moi meuf je m’en fous de ta combine… d’ailleurs je ne suis pas la seule puisque le gars s’est pointé avec 18 min de retard, à 7h33 donc sauf que moi j’étais prête depuis 7h15 du coup.

Alors là il me dit qu’il a galéré parce que mon adresse n’est pas reconnue ni par Waze ni par son GPS et c’est là que je le regarde mieux et je reconnais le connard qui ne sait pas écrire et n’a jamais su trouver mon adresse enlatapant. Bref, nous partons, on se retrouve dans les bouchons, classique, et puis à un moment il change de route, j’ose un « mais vous allez passer par où ? » et là il me donne le nom de la rue qu’il veut prendre très fier de lui « parce que là vous avez bien vu que ce n’était pas possible ! », oui enfin, tu avançais tranquillement dans les bouchons et j’aurais été à l’heure en fait parce que cette route je l’ai faite 100 fois à cette heure-ci et ça va le faire mais non, il a fait tout un détour donc d’abord d’un quart d’heure pour se retrouver à 3 min de chez moi par un autre chemin plus direct et ensuite aller se foutre dans les plus gros bouchons du coin, de notoriété publique, genre à l’arrêt pendant de longues minutes. Il était là comme un con à râler alors comme je suis sport et que j’aime la castagne je lui ai dit tranquillement :

- On ne va pas être à l’heure .

- Ah ben oui mais vous vouliez passer par où ?

- Ben par la route là bas, où on était.

- Ben vous avez bien vu que ça n’avançait pas?!

- Parce que vous avez l’impression que ça avance ici?

BAM, lâché de micro! 

 

Ensuite il n’a fait que répéter plusieurs fois en râlant qu’il aurait mieux fait de prendre la voie de bus en site propre mais qu’il n’a pas le droit, que les gens sont des cons parce qu’ils ne prennent pas le bus mais leur bagnole, que ceci que cela, en boucle, à faire des remarques sur tous les gens qu’il voyait au volant, à coller au cul des bagnoles de devant très très très près, à klaxonner quand les gens ne peuvent pas avancer de toutes façons …

Punaise mais il suffisait de suivre gentiment le flot de la première route et on y serait là ! Du coup je lui ai redit que ses collègues prenaient l’autre route et que ça se passait bien alors que cette route-ci était notoirement bouchée aux heures de pointe, je savais qu’il ne m’écouterait pas et repartirait dans la même litanie sur la voie de bus, les gens qui ne prennent pas le bus etc etc, mais je l’ai dit quand même, pour le faire chier, pour l’amour du sport, parce que ce matin j’avais assez de patate pour ne pas lâcher du lest à ce genre de connard, même que je lui ai fait le coup deux fois, ben oui lui il a repris sa litanie je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas eu le droit de rejouer moi aussi surtout qu’il a râlé en disant qu’il allait être en retard pour sa course suivante alors ça m’a saoulé parce que moi j’étais déjà en retard pour mon traitement contre le cancer et que ce retard va sans doute foutre en l’air toute ma matinée voire même ma journée donc je le lui ai redit que l’autre route était mieux. Dans ta face ! Punaise… 

On a mis 1h15 pour au lieu de 45 min avec les bouchons habituels de la route classique. 

Enfin soyons positifs, je ne suite pas prête à me résigner à laisser ce genre de débile avoir le dernier mot c’est que je suis encore en vie hein, bon par contre cela signifie aussi que j’ai pas fini d’en croiser. 

 

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