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makarotte.com

Ecole, rire et râleries.

Tapabilité

Publié le 17 Octobre 2019 par KRo

Tapabilité : 1. Capacité hypothétique à se faire taper. 2. Aptitude manifeste à donner envie aux autres de le taper.

La tapabilité, c'est l'argument ultime des parents qui sont venus chercher des poux dans la tête de la directrice et qui n'ont pas gagné. Le truc lancé quand la conversation se termine et qu'ils n'ont pas obtenu gain de cause alors qu'ils étaient dans leur bon droit. Par exemple, ils voulaient qu'on leur ouvre la porte à eux, même s'ils sont en retard régulièrement (" ... mais j'habite loin madame et il y a des travaux sur la route et le policier municipal ne veut pas que je me gare sur le passage piéton alors que j'ai un fourgon, c'est pas facile à garer..."), ou alors ils aimeraient bien qu'on lynche le gamin qui a fait un doigt d'honneur à leur rejeton mais en revanche lui trouvent mille excuses pour ne pas faire plus d'effort sur son éducation ("il est de fin d'année", "il est complexé par sa taille", "il doit être en hypoglycémie", "il est Asperger", "il est hyper sensible", "il ne supporte pas l'injustice") et du coup le môme est odieux 5 jours sur 5 et 24h par semaine (oui parce que lui on ne le prend pas en aide pédagogique complémentaire même s'il s'avère qu'il est con comme son slip, parce que non, ni nous ni les autres ne sommes en capacité de le supporter ne serait-ce qu'une minute de plus).

Donc en fin de conversation, quand les parents réalisent qu'ils pensaient régler ça vite fait ("J'vais lui parler moi à la directrice et on va voir ce qu'on va voir") et qu'en fait ils repartent broucouilles, certains ont une sorte de réflexe de survie pour éviter la décompensation psychotique et pouvoir partir fiers voire même un peu hautains. Ils lancent "et en plus, il se fait taper" ou "et ça recommence ... il se fait taper" l'air de vous asséner que vous êtes une incapable, et qu'ils ont bien eu raison de venir se plaindre parce que votre école est vraiment très mal gérée puisque chouchou se faire clairement harceler depuis des mois, voire des années, et que vous ne faites rien ou en tous les cas rien de très efficace "hhun, hun, uhm" (son qui accompagne leur petit air suffisant et qui est la traduction adulte de "nananananère").

C'est la tapabilité. La probabilité que toute personne (enfin surtout chouchou) puisse un jour se prendre un coup. Pas forcément un gros coup de poing dans la gueule, non non, la possibilité de se faire pousser dans la cour, de prendre un coup de coude par un voisin qui joue, de tomber en courant, de trouer son pantalon, d'avoir un bleu ... Et ça c'est imparable, tu peux le balancer, comme ça à brûle-pourpoint, même si jamais après enquête on te démontre qu'en fait ton gosse est un chieur et qu'on se demande comment il ne prend pas plus de mandales de la part des autres, c'est un fait, il sera revenu à la maison au moins un soir avec une réponse positive à ta question : "Alors, est-ce qu'on t'a embêté à l'école aujourd'hui?".

Après ... il y a l'autre versant de la tapabilité qui est cette faculté incroyable que certains enfants ont à pousser les autres, et notamment leurs enseignants successifs, à avoir envie de les taper. Exemple illustrant la définition : La maîtresse montre une capacité étonnante à rester sereine face à l'importante tapabilité de Mathéo.

Moi je crois que les parents devraient plutôt se soucier du second sens de la tapabilité avant de l'invoquer à tout bout de champ.

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REDRUM

Publié le 14 Octobre 2019 par KRo

L'enseignante me dit que cet élève la touche. Il touche aussi son AVS, il les regarde droit dans les yeux, esquisse un rictus et pose sa main de petit vicelard sur le sexe des adultes qui l'ont en charge ou bien sur leur seins. En plus, il récidive souvent ...

Au secours! 

La collègue ne sait pas quoi faire, le gamin est handicapé ... l'AVS a les yeux qui lui sortent de la tête quand elle vient m'en parler. C'est inadmissible! Handicapé ou pas, toucher le corps de l'autre qui n'en a pas envie et surtout à ces endroits là, c'est NON! Il ne lui ont pas expliqué ses parents à ce gosse? 

Punaise mais c'est une école ici, une école! Ils nous font chier avec leur loi de 2005, inclure davantage d'élèves porteurs de handicaps, on est tous d'accord, mais pas tous les enfants quel que soit leur handicap et sans moyens techniques, ni médicaux, ni formation supplémentaire. Merde à la fin! Une école, une école, pas un asile.

Moi je ne suis pas équipée pour faire face à ce genre de gosses. Je ne sais pas faire et les collègues non plus. Et n'oublions pas que pendant ce temps là, il faut qu'on enseigne des choses à tous les autres élèves des classes. On n'est pas des éducateurs spécialisés, on n'est pas des infirmiers psychiatriques, ce n'est pas notre métier et du boulot on en a, on a un programme à boucler.

Bref, je dis à la collègue de mettre un mot pour prévenir les parents, signifie fermement au gamin qu'il ne doit pas faire ça et lui indique que s'il recommence à nouveau, il sera puni dans ma classe (histoire de laisser sa maîtresse et son AVS souffler).

Dans la demi-heure qui a suivi, il a recommencé. La collègue me l'a amené. Je l'ai fait asseoir près du tableau dans ma classe, on était en pleine séance d'histoire. Punaise ... j'ai cru que je n'allais pas y arriver. Le gamin s'est mis à marmonner des mots, enfin des sons ou plutôt des borborygmes, c'était affreux. J'avais l'impression d'avoir à côté de moi le gosse qui dit "Redrum" dans Shinning. En plus, il déplaçait sa chaise dans la pièce dès que je le quittais des yeux. Donc moi, j'essayais de mener mon cours mais j'avais du mal, mes élèves aussi forcément, et l'autre, Belzébuth, il disait des mots incompréhensibles tout en se traînant ... flippant! J'ai remis Belzébuth à sa place initiale au moins 10 fois, conjuré mes élèves de ne pas rire ni en rajouter. Ils se marraient et en même temps étaient perplexes puis se sont agacés parce que ça ne s'arrêtait pas. A un moment, il y en a un qui m'a dit "Tu devrais l'attacher, maîtresse!", j'ai répondu "Je vais plutôt lui enfoncer un pieu dans le cœur!", nan, j'ai répondu que je ne pouvais pas faire ça, parce que, même si ce n'était pas flagrant à ce moment là, c'était un enfant. N'empêche que si j'avais eu un peu d'eau bénite sur moi et que je l'en avais aspergé, je pense qu'à ce moment là, il m'aurait dit que ça le brûlait, c'est sûr!

C'est le genre de moments où seule la cloche peut non sauver, nous libérer et elle a fini par sonner la fin de la journée.

Quel enfer ce môme. Quant à ses parents, ils n'ont pas jugé bon de s'excuser ou du moins de prier la maîtresse et l'AVS de bien vouloir excuser les gestes inappropriés de leur fils. Ils ont simplement écrit qu'il faisait pareil avec sa grande sœur (aaaahhhhh et bien nous voilà bien rassurées!) et qu'en général il faisait ça quand il avait été contraint à faire quelque chose donc sans doute l'avions nous contrarié. Ah mais oui, je vous le confirme, l'école pour un enfant comme lui ce n'est que ça, de la contrainte. Nous on cherche à lui apprendre des choses (des choses de petite section alors qu'il est en CP soit dit en passant) et des règles et lui il ne veut que jouer avec sa voiture sur les murs, s'accrocher au grillage de la cour et toucher le sexe des femmes qui l'entourent donc oui, oui, il y a plus d'un moment où on a dû le contrarier!

M'en vais ajouter de l’ail dans la malette PPMS moi, un crucifix ou de l'eau bénite dans une école laïque, c'est compliqué à justifier, mais de l'ail ... c'est vermifuge en plus ... je m'égare là, je m'égare, ça c'est contre les vampires, ou les vers dans son cul, si on doit rester coincé avec Belzébuth pendant des heures en attendant le GIGN, vaut mieux que je me remette au latin pour tenter des prières qui le repousseront en lui faisant tourner la tête à 360 degrés.

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Ki ka le plus gros kiki?

Publié le 13 Octobre 2019 par KRo

Le jour de l'enterrement de Christine Renon, notre collègue directrice qui s'est suicidée dans son école parce qu'elle n'en pouvait plus, certains ont fait grève, d'autres, comme nous, étaient en noir, en signe de deuil. On avait fait coller un mot dans les cahiers de liaison des élèves pour expliquer aux parents le pourquoi de notre geste.

Les parents ont signé, quelques uns même ont mis un petit mot de soutien, mais figurez-vous qu'un père d'élève, fonctionnaire de son état, policier, donc conscient malheureusement que le travail peut pousser les fonctionnaires au suicide sans que ça ne dérange plus que ça dans les ministères, un pair donc, que bêtement nous aurions pu penser assurément solidaire, a ressenti le besoin de nous cracher à la gueule toute son animosité sur un peu plus d'une page de cahier de liaison.

Le gars était indigné dis donc! Quoi? On se plaignait des conditions de travail qui peuvent pousser une personne à se donner la mort alors que 50 policiers s'étaient déjà suicidés depuis le début de l'année, c'est une honte! Moi franchement, quand la collègue m'a montré ce mot, je me suis demandée s'il fallait en rire ou être choquée. "50 morts dites-vous? Mais monsieur, selon la police ou selon les syndicats?"

Je ne savais pas que dans ce genre de situation, il fallait qu'on compare, qu'on joue à celui qui pisse le plus loin. "D'après-vous, monsieur, à partir de combien de morts sur leur lieu de travail, a-t-on le droit de trouver cela inadmissible?"; "Est-ce qu'un fonctionnaire à temps partiel ou une directrice avec des jours de décharge compte comme un mort de trop ou bien un demi-mort?"; "Est-ce que, d'après vous, la mort permet de mieux encaisser la connerie des vivants?"

Le gars était rageur, pour nous punir d'avoir mis un tel message dans le cahier de liaison de son fils, il nous a menacé d'en mettre un lui aussi (vous n'avez pas intérêt à recommencer, sinon) la prochaine fois qu'un autre policier mettrait fin à ses jours! Je n'ai pas vérifié depuis s'il l'avait fait, vu qu'hélas je crois que les comptes se sont alourdis. 

Finalement, la collègue a proposé de répondre un "vu" (pas un vu classique non, un de ces vus efficaces et chargés de mille sens), qu'il se démerde avec.

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Mille et une petites choses expliquées à Fabienne Sintes

Publié le 9 Octobre 2019 par KRo

J'ai écouté l'émission de Fabienne Sintes en podcast hier, elle était intitulée "La solitude des directeurs d'école", ce n'était pas inintéressant non pas du tout, mais je suis restée sur ma faim. Comment expliquer que le statut de supérieur hiérarchique n'est pas forcément ce que nous demandons, surtout si c'est en gardant la même absence de moyens, mais qu'en revanche, on serait tous pour l'évolution de notre statut de bon(ne)s à tout faire actuel grâce à un peu plus de reconnaissance?

Alors ce matin, je me suis livrée à un petit exercice. Une matinée où j'ai regardé ma montre tout le temps, juste pour l'expérience.

8h30, je démarre mon ordinateur, je vais faire le café, je fais un point avec la responsable des services techniques sur mes demandes faites hier suite à notre exercice PPMS attentat-intrusion, je discute un peu avec une collègue en formation la veille, elle n'a pas l'air en forme, j'écoute le répondeur, je vais voir les collègues pour leur dire quels parents ont prévenu que leurs enfants seront absents aujourd'hui, j'essaye de régler un problème d'emploi du temps avec l'intervenante en EPS, je gère un conflit entre élèves pour cause d'agression physique suite à un échange illicite de cartes Pokémon. J'ai dû déjà faire au moins mille pas.

8h59, je me sers un café, je m'asseois devant mon ordinateur, argh, l'écran est tout bleu, il ne m'a jamais fait ça, merde, qu'est-ce qui lui prend? Je bidouille les prises ...

9h01, le téléphone sonne, un papa qui m'annonce que son fils n'est pas là, les classes sont rentrées, je dois arpenter de nouveau les couloirs pour aller donner l'info à ma collègue.

9h04 , saloperie d'écran bleu, je téléphone à mon mari parce que si j'attends le gars qui gère l'informatique à la mairie je vais bosser dans l'ambiance Avatar pendant au moins une semaine. Ouf, ce n'est rien, c'est le connecteur de mon nouvel adaptateur d'écran qui c'était un peu débranché, bref, la seule partie des prises que j'avais pas débranchée et rebranchée. Je commence à regarder les emails, je réponds à une proposition de spectacle pour mes collègues de cycle 2, j'ouvre un message du service comptabilité de la mairie ... argh, mon dernier bon de commande ne passe pas, on est hors budget. Quoi? Mais non, pas possible, le budget je le suis au centime près... Je démarre l'épluchage de l'extrait de comptabilité que la comptable m'a envoyé, je rapproche ça de toutes nos commandes depuis janvier, sachant que pour une commande on peut avoir plusieurs factures en fonction du nombre de livraisons qu'il a fallu pour la livrer entièrement et que certaines factures regroupent des morceaux de plusieurs commandes différentes ... j'ai le cerveau qui bouillonne.

9h47, j'ouvre le portail à un gamin qui revient de soins et lui montre par où passer si la porte intérieure principale du bâtiment est fermée la prochaine fois, comme c'est le cas quand il y a du vent ou bien l'hiver.

10h10, j'ai trouvé! J'ai trouvé, j'ai trouvé! AH! Une erreur dans l'extrait comptable! Oui, oui, oui, je viens de faire gagner un peu plus de 86 euros à mon équipe et ma commande de ballons et autre matériel pour l'EPS va pouvoir passer. J'suis fière de moi comme si on m'avait attribué le prix Nobel de comptabilité. On sonne au portail, des retardataires, j'ouvre.

10h12, j'apprends par Mme Coucoubleu que le problème d'emploi du temps de l'intervenante EPS est résolu, j'avais dû faire un copier-coller tout pourri, je n'avais pas mis le nom de la bonne classe et personne ne l'avait remarqué depuis qu'il était affiché. Bon j'en étais où dans mes emails ...

10h21, j'ouvre à une mère d'élève élue au conseil d'école, je l'installe dans une pièce pour qu'elle puisse noter les coordonnées des parents qui ont donné leur accord.

10h23, le gars de la mairie en charge des jeunes arrive pour une réunion.

10h24, téléphone, je prends le message d'une maman, son fils est absent.

10h31, une collègue profite de la récré pour passer me poser une question.

10h33, une autre.

10h36, finalement la réunion avec le gars de la mairie a été expéditive, on a calé une date, il me recontacte pour la suite.

10h40, une autre collègue vient me prévenir qu'elle va peut-être partir parce qu'elle ne se sent pas bien. C'est vrai qu'elle est palote.

10h43, je règle un problème de violence entre 2 élèves.

10h48, je vais me resservir une petit café, tiens!

10h49, je me remets à traiter mes emails.

10h55, une collègue vient me poser une question sur la rédaction des Gevasco, C'est vrai que je suis partie du principe qu'elle savait faire, je lui explique.

11h, je m'aperçois que Mme Coucoubleu, en rade au gymnase, sans intervenante, m'a appelé sur mon portable à 9h10. Punaise, heureusement que ce n'était pas pour déclencher une alerte, vue ma réactivité, elle était pas prête de voir arriver les secours.

11h01, je commence la lecture d'une circulaire reçue ce jour à propos des accidents pendant le temps scolaire. Faut qu'on fasse la déclaration dans les 48 heures s'il vous plaît et qu'on s'applique à soutenir les parents, le directeur doit même les recevoir, mais qui reçoit le directeur? A part le sol du rez-de-chaussée, je veux dire.

10h05, un gars des services techniques passe, on discute d'un problème d'eau trouble.

11h07, je me rends compte que la circulaire est la même que celle de l'an dernier, seule la date et peut-être la signature du DASEN ont changé. J'ai bien fait d'y perdre 5 minutes moi, ils peuvent pas le dire ça "C'est la même mais on vous la renvoie au cas où vous ne l'auriez plus ou bien pour vous rafraîchir la mémoire donc pas la peine de vous stresser à ce sujet, vous le maîtriser déjà." Je reprends ma lecture d'emails.

11h22, je me mets à nettoyer ma boîte mails car sinon il arrive rapidement un moment où je ne peux plus rien recevoir ou envoyer. Il n'y a pas assez de place sur le serveur académique pour les directeurs parce qu'on est censé enregistrer les messages en local. Oui mais si je fais ça moi, je ne peux plus travailler de chez moi le mercredi après-midi ou le weekend alors ... je supprime frénétiquement les pièces jointes.

11h25, ça sonne au portail, un élève revient de soin, il n'aura pas passé longtemps en classe ce matin celui-là.

11h28, le réseau ne supporte plus mes suppressions effrénées de pièces jointes, mon ordi, par solidarité, décide de ne plus rien faire. Je vais aux WC, j'en profite pour resserrer le bouton de la chasse et pour avoir une petite pensée pour mes enfants. J'ai réalisé récemment que souvent je n'avais pas le temps de penser à eux pendant la journée et que souvent j'y pensais aux chiottes. Moment de calme, je peux m'interroger sur leur réussite à l'éval de physique ou d'espagnol pendant quelques secondes. Je retourne devant mon PC toujours bloqué, en attendant qu'il se décide, je commence la lecture de la circulaire sur l'enseignement de la natation reçue hier. Deux documents dont un de 16 pages de réglementation, et bla et bla, et s'il arrive quoi que ce soit on trouvera bien une petite ligne là dedans pour affirmer que c'est le directeur qui est responsable.

11h45, à cette lecture je me rends compte aussi que je vais avoir un tableau de plus que l'an dernier à compléter parce que 4 classes vont cette année encore avoir la chance d'avoir des enseignantes qui les emmènent à la piscine. Cool, un tableau de plus, c'est un peu de vie en moins, un tableau de plus à remplir pour l'inspection avec des informations que l'inspection a déjà, c'est ça la simplification administrative. La simplification administrative ça signifie que ce n'est plus au niveau de l'inspection de circonscription ou de l'inspection académique que les papiers sont remplis parce qu'ils nous les font remplir à leur place. C'est simplifié effectivement mais on n'a pas dit pour qui. Pas pour moi, dit la petite poule rousse!

11h55, le directeur du CLAE vient de demander si j'ai un retour du médecin scolaire à propos de deux nouveaux PAI pour allergie alimentaire. En fait, nous n'avons plus de médecin scolaire depuis bientôt deux ans alors ce n'est pratique pour rien, ça nous cause bien des emmerdes notamment lors de certaines réunions d'équipes éducatives dans lesquelles le médecin doit donner un avis et en ce qui concerne les PAI, je scanne ("ça m'amuse" autant qu'Alice Sapritch qui vaporisait du Jex Four) puis j'envoie tous les documents au service santé du rectorat... donc on ne fait plus de réunions à ce sujet, pas de réunion, pas de retour ... on aura peut-être une info d'ici un mois ou deux.

12h02, une collègue me rappelle qu'il y a un problème dans la salle info, elle me l'avait déjà dit mais je ne l'avais pas noté, j'ai oublié, je note.

12h05, je vais demander à une autre collègue si elle est intéressée par une sortie commune de nos CM2.

12h10, je me barre. J'avais 4 trucs à faire prévus ce matin, j'en ai fait 1, la réunion avec le mec de la mairie, le reste ce sera pour cet après-midi ou pour dimanche car à partir de demain je suis en classe donc entre les corrections, les réunions, les élections, toutes les portes à ouvrir et les messages à écouter ou les coups de fils à passer, les gens à renseigner et les problèmes avec les gamins à régler, je n'aurais sûrement pas le temps ou plus du tout l'envie de m'y coller sur la pause méridienne ou en fin de journée. Je me barre, avec mes petites notes sous le bras, une matinée bien remplie. Ceci dit, elle n'a pas été pénible, c'est déjà ça, et le téléphone n'a quasiment pas sonné, c'est rare!

Bref, j'aime mon boulot car je me sens utile et en plus je sais que je le fais bien, mais je voudrais bien un(e) secrétaire pour me délivrer des petits tracas quotidiens et puis je voudrais bien aussi du temps en plus au bureau c'est à dire moins, voire plus du tout, de temps en classe et une augmentation de salaire aussi, parce que là, j'envisage de me faire greffer un bras ou une tête et je n'en ai vraiment pas les moyens.

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