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makarotte.com

Mais c'est qui ce vieux?

Publié le 3 Décembre 2016 par KRo

Après une semaine fatigante, vendredi matin je vais ouvrir aux retardataires et là j'ai le quinté dans l'ordre comprenez les habitués du retard plus un numéro complémentaire, le seul à qui j'ai envie d'ouvrir. Je dis bonjour, les premiers répondent, j'ouvre, le numéro complémentaire et tous les autres gamins se pressent sauf Paco qui lui, après que sa maman a bien pris le temps de lui faire un dernier bisou (oui parce qu'elle n'a pas eu le temps avant bien évidemment) arrive, kikilou ...  je lui lance un "Allez dépêche-toi là, tous les autres sont rentrés, je n'ai pas toute la journée!" et le gosse continue d'avancer tranquillement, et me gratifie d'un sourire bien narquois et d'un air qui dit : "Ben quoi, tu vas le tenir ce portail de toutes façons, comme d'habitude." A la vue de ce sourire, mon sang ne fait qu'un tour, je repousse le gosse, ferme la grille et commence à gueuler.

La mère qui était déjà repartie revient sur ses pas, je demande au gamin ce qu'il était censé dire plutôt que de me narguer, il ne sait pas de prime abord, puis tente un "Bonjour?" et paraît étonné quand je suggère "Excusez-moi d'être en retard." Complètement à la masse ce gosse avec sa tête à la fois de ronde et aplatie de Snorky.

Dépitée et énervée, je ré-ouvre, il entre dans l'école et moi aussi.

 

Le soir, à la sortie, la mère accompagnée d'un vieux me fait signe qu'elle veut me parler. Je dis bonjour, même au vieux, et à la question "Je n'ai pas compris ce qui s'est passé ce matin, j'ai trouvé ça un peu violent, est-ce que Paco s'est mal comporté?" j'explique la situation et là elle ne dit pas : "Ah je vois, je suis désolée d'être si souvent en retard et je comprends pourquoi vous vous êtes énervée même si j'ai trouvé que c'était un peu fort." NON, elle dit : 

- Je ne comprends pas pourquoi vous vous acharnez sur mon gamin!

Punaise ça y est, en un quart de seconde, plus vite qu'une formule 1, j'ai le cœur qui passe de 50 à 160.

- Euh, m'ACHARNER? On n'a pas la même définition du mot madame, c'est la première fois que je lui dis quelque chose alors que vous êtes en retard quasiment tous les jours depuis 3 ou 4 ans maintenant. Dans acharner il y a quand même une notion de répétition!

Et là le vieux commence à dire : "Oui, oui, s'acharner, parce qu'il a déjà été attrapé par le col aussi l'autre jour!"

Mais qu'est-ce qu'il me dit le vieux? Mais c'est qui lui?

La mère renchérit sur l'acharnement et là bon ben je n'ai rien pu faire contre ma nature, j'avais 1500 chevaux qui poussaient à l'intérieur alors malgré ma grande envie de tourner les talons et de rentrer chez moi, mon ton est monté. MERDE A LA FIN, MERDE!

La mère me fait alors toute une démonstration pour m'expliquer que si jamais un jour son fils me manquait de respect elle serait la première à le lui reprocher. J'essaye donc de lui ré-expliquer que justement cela avait été le cas, mais non, là non, ça ne valait pas, manque de bol, pour toutes les autres fois où peut-être il serait insolent, bien entendu, elle ne manquerait pas de me donner raison mais là et notamment aujourd'hui, non. Me voilà donc avec un ticket gratuit mais inutilisable, dommage.

Et pendant ce temps là, comme en écho, le vieux fait des commentaires sur ma façon de parler "au pitchoun". Il tente de me bourrer le mou avec "le pitchoun", et il y arrive relativement bien. AU SECOURS! Quelqu'un peut-il plaquer ce vieux?

Ensuite elle embraye sur le fait que ce n'est pas comme ça qu'on parle à un enfant et j'ai beau lui dire que si elle ne veut pas que je m'énerve, elle n'a qu'à emmener son fils à l'heure à l'école, plutôt que d'être en retard, elle me dit que je n'ai qu'à la convoquer elle. Elle oublie bien sûr les 27 mots dans le cahier de liaison pour dire que les retards doivent cesser et notre dernier face à face où je lui ai dit que ce n'était pas possible de continuer comme ça.
Non en fait elle ne l'oublie pas, elle me dit :

- Et puis je vous ai dit que j'avais du mal le matin!

- Et moi je vous ai dit qu'il fallait quand même vous débrouiller pour être à l'heure!

Surréaliste.

Une fois elle s'est même pointée en robe de chambre cette nana, et c'est moi qui selon elle traumatise son fils! Et bien moi je pense qu'il est moins traumatisant de se faire engueuler parce qu'on se foutait ouvertement de la directrice que d'être emmené à l'école par sa maman en robe de chambre dans la rue. Mais bon je suis psychorigide alors ...

Et pendant tout ce temps là, le vieux continue ses commentaires sur la façon de parler à un "pitchoun". Il me dit que ce n'est pas "pédagogique", que plutôt que de lui gueuler dessus je ferais mieux de lui donner un verbe à conjuguer. Au secours, qu'on m'amène une fenêtre que je saute! SANS DECONNER! Le gars je ne l'ai jamais vu de ma vie, je ne sais tellement pas qui c'est que je le lui dis "Mais Monsieur, vous êtes qui?" et lui ne me répond pas et continue son blabla en m'expliquant comment de son temps on donnait des verbes à conjuguer et on tirait un petit peu sur l'oreille.

Mais pourquoi êtes-vous si ... vieux?!

Et ça continue, on reprend en boucle au moins 3 fois la même conversation avec la mère sur le manque de respect qui pour elle n'en est pas un mais qui devrait être sanctionné si c'en était un et aussi sur le fait que y'a plein d'autres enfants qui se comportent mal et parlent mal et que elle si ça continue elle va dire à son gosse de faire pareil.

Logique et tout dans la bonne foi. J'adore, je suis en vitesse de croisière, j'attaque le neuvième tour de piste. Roule ma poule, roule ...

Et le vieux continue sur son "pitchoun" et sa façon "pédagogique" de gérer les choses correctement comme "à son époque".

La mère me dit :

- Non mais en plus ce matin, le portail a été fermé plus tôt, on était plein devant.

- Non mais n'importe quoi, le portail a été fermé à l'heure (et à part un, tous les autres retardataires étaient des coutumiers même s'ils ne sont pas forcément tous en retard les mêmes jours que vous).

- Mais vous avez vu comment vous parlez aux gens?

Oui j'avoue, je n'en peux plus, j'ai envie qu'un camion-poubelle vienne me rouler dessus pour que ça s'arrête, mais comme je ne suis pas du genre à lâcher l'affaire, je continue aussi à dire à la mère que si elle ne veut pas qu'il y ait de problème, et si elle ne veut pas que le ton monte, il suffit simplement qu'elle arrête de me faire chier jour après jour, m'obligeant à ressortir pour ouvrir aux retardataires et qu'elle emmène son fils à l'heure.
Et d'un coup, le vieux dit, l'air contenté du mec qui vient de clore une bonne négo : "Et voilà c'est ça, et bien si vous êtes gentille avec le pitchoun, en contrepartie, elle viendra plus souvent à l'heure!"

- En CONTREPARTIE?

Punaise, je fais un pic à 186. Je me souviens, je me suis retournée vers mes collègues qui, sympas, attendaient que tout cela se finisse tout en restant pas loin, histoire d'assurer mes arrières. J'avais envie qu'on me téléporte, quitte à finir mi-femme mi-mouche. Mais ce n'est pas arrivé.

- En contrepartie? M'acharner? Je crois qu'il va vraiment falloir jeter un œil à ces définitions dans un dictionnaire là, parce qu'il n'y a pas de contrepartie possible ici.

- Vous voulez voir mes diplômes madame? me dit le vieux. Oui parce que moi de mon temps (Oh punaise, nooooon, STOOOOOOP) j'ai eu des conjugaisons et ça m'a pas empêché d'avoir mes diplômes! 

Mais c'est une vraie phrase ça? Elle n'a aucun sens, bordel!

J'étais tellement dans le désarroi que j'ai dit à voix haute et dans une sorte de râle "Roooh non, j'ai pas envie de ça!", même que la nana, elle a eu l'air de percevoir ma souffrance pendant un instant, je l'ai vue lever les paumes de main vers le ciel. HELP!

Bon bref, je ne sais plus comment ça s'est fini, un moment j'ai dit plusieurs fois de suite que j'avais compris ce qu'elle m'avait dit même si je n'étais pas pleinement d'accord mais que là c'était trop et puis ils ont fini par partir.

Punaise mais à partir de combien de dizaines de retards le matin est-il acceptable que la personne qui ouvre s'énerve?

Et surtout, quelqu'un peut-il me dire dire qui c'est ce vieux?

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Cimetière indien

Publié le 16 Novembre 2016 par

Certains croient que c'est à cause d'une ligne à haute tension, pourtant elle n'est quand même pas juste à côté, d'autres que c'est parce que l'école a été construite sur un ancien cimetière indien dont les locataires se vengent, et moi cette raison me paraît effectivement la plus plausible : pourquoi mais pourquoi quand on entre en classe c'est la cour des miracles? Pourquoi?

Dans la mienne, où je ne suis, dieu merci, merci, merci, que la moitié du temps, pendant que je tente de faire classe, d'expliquer ou de passer une consigne j'ai successivement :

Florian qui joue au Air tennis avec Augustin à l'autre bout de la classe, pendant que Diego montre à tous les gamins autour de lui comment il joue bien de la flûte avec sa règle de 30 cm dans la bouche et qu'Amine s'aère le troufion, toujours le cul en l'air en direction de la porte.

Augustin qui répète pendant une minute d'affilée (c'est tout ce que je peux supporter, je pense que lui peut tenir très très longtemps) "drla drla drla" en fouillant dans son cartable (alors que moi au bout d'une minute j'ai envie de lui coincer la tête dedans), pendant que Florian s'agite comme un fennec sous coke, "hein, quoi, hein", une fouine en bad trip, "quoi qu'est-c' qu'y'a, quoi, hein", il est là secoué de mouvements incontrôlés, tellement transpirant que la racine de ses cheveux s'humidifie de minute en minute, et Diego qu'est fatigué de mes explications, qui a pris une BD et la lit là tranquille devant moi, pendant qu'Amine s'aère le troufion, toujours, on ne sait jamais, une surchauffe est si vite arrivée ... mais pour éviter cela il va tenter de rentrer entièrement sa règle dans sa bouche.

Florian qui a la tête dans son sac, sous la table, sous la chaise, dans son sac, pendant qu'Augustin l'appelle depuis l'autre bout de la classe pour lui dire ... rien en fait, juste comme ça pour l'appeler, lui faire coucou et bien rigoler et puis tient se mettre à siffler, Diego, lui, fait la mitraillette avec ses doigts et en fait profiter ses voisins ... hey, mais coucou Augustin, t'as vu, t'as vu je fais la mitraillette avec mes doigts, trop bien, on rigole hein, pendant ce temps là, on a perdu Amine, il a décroché là, il s'est mis à discuter avec sa voisine, plus personne n'existe autour d'eux.

Je fais abstraction le plus possible parce que sinon des envies de violence me montent et puis surtout les élèves un peu casse-pieds ou bavards commencent à se laisser aller vu l'ambiance générale de fête à Neuneu qui règne, je passe aux travaux écrits, exercice, lecture ... Pendant ce temps là : 

Diego lève le doigt parce que "J'ai rien compris maîtresse, j'y arrive pas!", Florian s'est levé pour aller montrer un truc à Augustin puis après que je lui ai demandé de se rasseoir commence à faire des bruits, sa bouche collée sur son cahier de liaison, oh, hey, vous avez vu, trop drôle, Augustin a fait un truc sur son cahier, ça ne correspond ni à la consigne écrite, ni à mes consignes orales, c'est de la merde mais il vient juste à côté de moi pour me la montrer fièrement sa merde et se met à faire la tronche et à souffler ostensiblement quand je lui dis "C'est bien mais tu peux recommencer parce que ce n'est pas ce qu'on te demande." Quant à Amine, il fait la tête, je lui ai demandé de s'asseoir correctement et de souligner la date quand enfin il a fini par l'écrire, c'est trop, c'est injuste, il préfère me montrer qu'il boude.

Et ça continue comme ça toute la journée, c'est long une journée d'école dans ces conditions, TRES LONG. Le soir, t'arrives au portail, tu croises tes collègues qui tentent de reprendre un peu d'oxygène elles aussi, tu te dis que ce n'est pas que toi, que les autres c'est pareil mais quand même ... c'est vraiment sûr qu'on n'a pas le droit de leur faire prendre des tranquilisants aux mômes, je veux dire, quelqu'un l'a écrit quelque part ou bien il y a manière de maniérer? Hop, une petite fléchette soufflée discrétos en direction de la nuque? Une piquouse à la Dexter, enfoncée dans le cou et le gars est instantanément dans les vapes .. on n'a pas le droit à ça, c'est sûr, sûr ? ou bien ...

 

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Les boursouflés du nombril

Publié le 13 Octobre 2016 par KRo

Comment les gens peuvent-ils, à un moment dans leurs petites têtes soi-disant bien faites, penser que je vais être dans de bonnes dispositions pour les écouter se lamenter sur leur saloperie de nombril quand ils m'obligent à les écouter?

Ce matin, je sors dans la cour pour parler à une collègue, je la vois détaler, non pas pour m'éviter comme Mme Cédepé aime à le faire quand elle m'aperçoit, mais parce qu'une bonne petite baston vient d'éclater et qu'un gosse de CM1 est au sol. Je choppe 6 premiers protagonistes de la bande des Sharks (me gardant les Jets pour la deuxième couche), hop bureau, explications, mot dans les cahiers des 2 qui ont porté les coups histoire d'informer les parents que leur progéniture commence à nous les briser vu que ces 2 là, cette semaine, ce n'est pas la première fois qu'ils sont violents.

Vers 16h40, une collègue qui sortait me dit que la maman d'un des deux est au portail et veut me voir, je lui fais dire qu'elle prenne rendez-vous : 1) Je sors à l'instant d'un rendez-vous houleux avec le père de Nassim le roi de l'étron en pâte à modeler et j'ai bien cru qu'à un moment il allait coller une baffe à la maîtresse Mme Cédepé. 2) C'est bon, pour me dire que son chéri n'y est pour rien, y'a pas le feu au lac et on n'est pas obligé de faire ça sur mon temps personnel.

Vers 17h20, je ferme, le jeudi le cours de sport est tôt, il faut que je parte, je suis à la bourre, le téléphone sonne, je réponds, bêtement. La bonne femme est de nouveau là mais cette fois-ci avec son mari qui me dit : " On est devant le portail, on voudrait vous voir."

"Oui, je sais, votre femme est venue tout à l'heure et je lui ai fait dire de prendre rendez-vous."

"Non mais on n'a pas besoin de rendez-vous on pourrait en parler maintenant...
(Ben oui connard, on peut en parler quand tu en ressens le besoin, je n'ai pas de vie moi, je dors dans l'école, je vis dans l'école et quand on me sonne j'accoure. Toi t'as pas besoin de rendez-vous mais moi si, ça m'arrange. Tu saisis le concept de l'autre, the other, la personne qui appartient au pays en face de ton nombril, monde mystérieux et inexploré.)

... parce qu'on pense que ce n'est pas la peine qu'on se lance dans de grands échanges épistolaires non plus, ce sera plus simple comme ça, ...
(Ben non, si tu écris, ça te fait chier toi, si tu viens me parler maintenant, ça m'empêche de poursuivre le cours de mon existence, moi je vois bien la différence.)

... donc on voudrait vous voir, ça ne vous dérange pas?"

"Si ça me dérange justement, c'est ce que je vous dis, mais bon, je vous ouvre ... (parce que je suis obligée, de toutes les façons pour sortir il va falloir que je te passe devant et tu vas me faire chier sur le parking alors autant me faire chier dans mon bureau, on est au chaud)."

Je vais ouvrir. Je tends la main. Le gars me la tend en me disant : "On se serre la main ou pas?"

"Ecoutez monsieur, si là vous ne me serrez pas la main, vous pouvez ressortir tout de suite." 

"Non mais c'est parce que vous n'aviez pas l'air très ..."

(Punaise mais qu'est-ce que tu ne comprends pas? Je n'ai pas envie de te parler maintenant, j'ai eu une journée de merde, je viens de te dire que j'étais en train de partir, tu me fais louper mon cours de sport, tu m'obliges à te parler sur mon temps perso puisqu'on est plus ni sur le temps scolaire ni sur un temps de rendez-vous pour lequel je suis payée en plus du temps scolaire, je te reçois donc gratuitement alors que j'ai beaucoup beaucoup mieux à faire et tu ne comprends pas pourquoi je n'ai pas envie d'être aimable. T'es con ou bien?)

Et voilà j'ai passé 15 minutes à les écouter me dire :
- qu'ils avaient l'impression que je stigmatisais leur fils et qu'il ne fallait pas faire ça,
- que y'avait pas que lui le matin pendant la bagarre,
- que l'autre du même groupe qui avait pris un mot, ils le connaissaient ça les étonnait vraiment qu'il ait pu donner un coup lui aussi,
- que y'avait un problème de surveillance dans la cour et que de toutes les façons comment je pouvais punir alors que je n'avais rien vu,
- que pour leur fils, pousser c'était comme donner un coup donc c'est pour ça qu'il avait avoué,
- que y'en avait d'autres dans le groupe qui avaient tapé mais qu'avaient rien dit et leur fils il ne l'avait pas dit non plus que c'était eux parce que c'est pas une balance,
- et que croyez bien qu'à la maison il est puni de tout à part de respirer et de manger, c'est vous dire s'ils font tout bien.

Ah clairement, ça valait le coup qu'ils me fassent chier ces deux là, vraiment madame vous avez eu raison de vouloir me forcer la main en revenant avec votre mari parce que je suis quelqu'un qui se laisse vraiment facilement impressionner par les maris d'une part et d'autre part, je n'avais jusque là eu que le plaisir de l'avoir par mot ou par téléphone interposés et c'est vrai que lorsque votre fils en CE1 avait traité sa maîtresse de "Sale pute" et que pour le punir il avait passé le restant de la semaine dans une autre classe avec son travail à faire, votre mari m'avait drôlement impressionné quand il m'avait appelé pour me dire que quand même c'était un peu excessif comme sanction parce qu' il allait louper le goûter de Noël avec sa classe. C'est vrai que j'avais bien mesuré qu'en terme éducatif le "Sale pute" ne faisait, pour vous, pas le poids face à 3 bonbons et 2 parts de gâteaux à 15h30 la veille des vacances.

Donc là, je vous ai bien écouté, vraiment là, j'étais dans le meilleur état d'esprit dans lequel vous pouviez me trouver pour me sortir toutes vos conneries, c'est tactiquement extrêmement bien joué de votre part, j'espère seulement que vous ne bossez pas dans la diplomatie ou sur un grand plan de réconciliation entre les peuples parce que sinon on n'est pas dans la merde, PARCE QUE VOUS ETES NULS!

Ça,ça ..., c'est ça qui m'a rendue dingue.

Le reste je m'en battais le coquillard avec une pelle à gâteau, de toutes les façons j'aurais été forcée de me taper leur conneries en rendez-vous mais le moment choisi, tant d’imbécillité et de narcissisme, ça m'a fait dégoupiller. 

Non parce que pour le reste :  
- il qu'à pas faire des conneries à répétition votre fils, comme bousculer la maîtresse en classe mardi dernier et se bagarrer le jeudi,
- qu'est-ce que ça peut vous foutre qu'il y en ait eu d'autres des gosses, violence en réunion ça vous parle ça ou pas comme circonstance aggravante, abrutis,
- l'autre qui a pris un mot, il a collé un coup de poing à un gosse la semaine dernière et il a écrit "Tu vas mourir" sur un papier à une gamine de ma classe en début de semaine, alors tu le connais, ok, mais je ne vois pas le rapport,
- ça c'est passé devant les yeux de la collègue de surveillance je vous dis, et moi personnellement je n'ai pas besoin de flagrant délit pour juger, je sais aussi mener mes petites enquêtes, confronter et entendre les témoins, faire la part des choses, c'est fou ce dont je suis capable, impressionnés non?
- votre fils, il a tapé, il a tapé un point c'est tout, c'est si compliqué de lui dire que ce n'est pas bien plutôt que de minimiser tout le temps ses conneries? Ah mais il me tarde l'adolescence parce que moi je sais que vous allez en chier grave et ce sera vraiment bien fait pour vos gueules,
- votre fils n'est pas une balance? "Mais on est où là madame, en prison?", faites attention, on ne sait jamais, il se peut que j'aie fabriqué une arme avec la petite cuillère dont je me sers pour manger mon yaourt,
- et si "le punir de tout" n'était pas la solution, et si aller voir un putain de psy se révélait être une vraie bonne idée qu'elle est bonne, vous n'avez pas remarqué que là vous n'arrivez à rien depuis déjà plusieurs années?

C'est pas moi qui le stigmatise votre fils, c'est vous qui l'élevez comme des abrutis! Ça vous fera 80 euros, et la maison n'accepte pas les chèques! Merde à la fin, merde!

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Bob l'éponge, ce sociopathe

Publié le 12 Octobre 2016 par KRo

Bob l'éponge est affublé d'une coiffure qui montre à quel point ses parents ne l'aiment pas. Il porte sur la tête une sorte d'éponge gratounette qui aurait beaucoup beaucoup servi. Là, au sommet de son crâne plus ou moins rasé, il arbore une gratounette modèle classique, rectangulaire, mais défoncée.

C'est quand même pas banal.

Mais ce qui l'est encore moins c'est que ce gamin de CE1 ne peut s'empêcher de faire des doigts d'honneur à tout vent ou de proposer, entre autres grossièretés, à tout le monde d'aller niquer plein de gens qui n'ont rien demandé à personne.

Bon et bien hier matin, pendant la récréation, une maman baladant son bébé s'est approchée du grillage de la cour pensant peut-être observer là un moment délicieux de souvenirs d'enfance et bien elle n'a pas dû être déçue du voyage parce que Bob le sociopathe lui a dit comme ça froidement : "Il fait chier ton bébé!"

Alors on a rit et puis après j'ai cherché le numéro de l'exorciste le plus proche.

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