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makarotte.com

Ecole, rire et râleries.

Coprosculpture

Publié le 24 Mars 2014 par KRo

Encore un dépôt de caca ailleurs que dans la cuvette des chiottes. Cette fois point de cacart comme en décembre mais une installation. Mon ami Wikipédia le dit : l'installation se caractérise par l'occupation d'un espace, la mise en situation d'une technique d'expression, le rapport participatif qu'elle implique avec le spectateur. Ben avec la maîtresse on a bien participé, moi j'en ai eu des hauts le cœur pendant de longues secondes quand j'ai constaté le truc.

Cette fois, le gosse a réussi à chier dans le lave-main des toilettes handicapés. Autant vous dire qu'il faut le faire exprès, s'installer le cul en hauteur, s'asseoir dessus ou bien faire tout un trafic pour ramasser ses crottes avec une feuille après avoir chié par terre, enfin je veux dire que ça ne peut pas se faire par hasard ... "Oh zut, j'ai chié dans le lavabo!" NON, pas possible, il faut une réelle volonté, d'où une alternative :

- soit le gosse est vraiment dans un trip "je fais de l'art avec mes excréments" et franchement y'a des chances que cela soit aussi accompagné de "quand je m'ennuie, je dépece des chats" et ça fait peur;

- soit le gosse a une dent contre les handicapés mais alors vraiment il peut pas se les blairer et quand même ça fait peur.

Je ne vois pas d'autre explication.

En tous les cas, il a un petit problème à régler (je veux dire qu' à côté du ronflon qu'il prendra le jour où enfin je serai certaine à 100% de savoir qui c'est, il a un problème psy bien plus sérieux à affronter).

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Omar et Nicolas

Publié le 19 Mars 2014 par KRo

J'utilise l'espace de ce blog pour vous répondre et surtout pour vous remercier.

J'ai reçu vos messages par le biais d'overblog et je dois dire que vu que vous devez être à peu près les 2 seules personnes que je ne connais pas qui me lisent, ben clairement, ça m'a fait super super plaisir de recevoir vos encouragements. J'aurais signé des autographes que ça m'aurait fait le même effet (sauf qu' à la base je suis contre le principe des autographes, qu'est-ce qu'on en a à foutre d'avoir la signature de quelqu'un, je veux dire, à moins d'avoir accès à son compte en banque, quel intérêt, bon enfin, je digresse...). Je me la suis tellement pétée de recevoir vos messages que je les ai montrés quasiment à tous mes 45 autres lecteurs (ce qui montre au passage que je ne vaux pas mieux que Britney, si je deviens célèbre, je finirais sans doute par me raser la tête en pleine nuit et ce sera horrible ... enfin JE serai horrible surtout, et ça personne ne veut avoir affaire à moi, râleuse ET définitivement horrible, y'a bien assez de malheurs dans le monde!).

Ah et sinon, petite remarque à Omar : des instituteurs y'en a plus des masses, depuis un moment déjà on est des professeurs des écoles, alors même si on dit facilement et fréquemment "instit", moi le mot instituteur dans son entier, ça me fait penser à blouse, grande baguette et leçons de morale (on dirait un titre d'émission de reportages télé tous pourris) ou dans une version moins vieille : poils sous les bras, chemise à fleurs et chaussettes dans les birkenstocks ... ROH ça va les anciens instits qui sont en train de s'étouffer avec leur pomme bio en lisant ces lignes, ça veut pas dire que c'était pas bien, hein, je dis juste que pour moi ça sonne un peu bizarre désormais et quand aux infos j'entends des journalistes parler du salaire des instituteurs je me dis que si déjà ils permettaient à l'opinion publique de réaliser qu'on est des professeurs au même titre que dans le secondaire ça ferait peut-être un peu plus avancer la cause que de constater pour la 500 000 ième fois qu'on est moins bien payés qu'eux à formation et expérience équivalentes, et je vous parle pas du reste de l'Europe, même Dominique Seux lui-même l'a déjà reconnu sur France Inter, si c'est pas de la caution économique ça!

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La fois où j'ai fait peur à un vieux

Publié le 18 Mars 2014 par KRo

En vrai je crois qu'il n'y a pas eu qu'une seule fois mais enfin, heureusement pour lui, ce n'est pas toujours le même vieux que je terrifie.

Je m'en vais donc enrichir ma légende personnelle d'une histoire qui permettra à Ardisson d'avoir une petite anecdote à raconter le jour où il m’interviewera et moi, en face, sous ma perruque blonde et mes grosses lunettes noires, je pourrai dire de ma voix truquée à l'hélium : «Ah mais comment vous savez ça? c'est dingue!».

On est en fin d'après-midi, je me presse parce que je suis en retard pour le rendez-vous que j'ai pris avec la maîtresse d'un de mes enfants, bien entendu j'ai du mal à trouver une place et quand je sors enfin de ma voiture, il me reste 1 min pour traverser le parking, traverser la rue, remonter la rue, re-traverser un parking et remonter la rue qui longe l'école en courant le plus vite possible avec mes talons mais surtout, toujours le plus dignement possible, bien entendu (pas comme Phoebe qui court dans Central Park).

Alors je passe en mode guerrière : 1 min? J'suis large!
Je me mets à arpenter le sol mais arpenter, arpenter, avec force et conviction. Alors oui, je l'avoue, de manière habituelle je suis une sylphide à la fois légère (oh du vent, du vent …) et pour tout dire, tout simplement magique, mais bon là, je reste bien entendu divine mais disons plutôt façon Walkyrie. Tin tin tin tin tin tin tin tin tin tin tin tin tin tin tin (pour ceux qui reconnaissent c'est Wagner, pour les autres, c'est ce que vous voulez mais en tous les cas ce n'est pas le générique de "30 millions d'amis", désolée Mme Mixetout).

Hop j'en suis à remonter la première rue avec mes enjambées d'1 mètre chacune, le sol tremble sous mes pieds, les gens se jettent dans le caniveau pour me laisser passer et là en face de moi, venant en sens inverse, je vois un vieux qui stoppe et se fige. Je perçois son air inquiet et je réalise que c'est à cause de moi et de mon côté canon mais pas vraiment à la Claudia Schiffer plutôt à la Grosse Bertha.

Alors j'ai souri...

Oui parce que sinon il aurait fallu que je le réanime, allez, appelez-moi le docteur Greene, chargez à 300, on dégage ... ou alors que je mette en application ma précieuse formation aux premiers secours où j'ai appris à faire des massages en chantant "I will survive" (cela dit c'était il y a longtemps et je ne me rappelle plus si le formateur avait dit de la chanter dans sa tête ou pas. Bon mais objectivement à haute voix, c'est pas débile : 1) le gars il est pas en état de se rappeler quoi que ce soit si jamais je le sauve, et d'ailleurs si je le sauve, je suis certaine qu'il s'en foutra de ce que je lui chante, je pourrais lui chanter "Mille colombes" il devrait être ravi, sauf que là, toujours tout aussi objectivement, il pourrait avoir envie d'en finir avec la vie en se jetant sous un bus pour ne plus avoir à endurer ça .... alors que 2) s'il entend qu'on lui chante "I will survive" le gars, enfin son inconscient, ça pourrait éventuellement lui donner de la suite dans les idées!). Quoi qu'il en soit, là, pressée comme j'étais, j'aurais risqué de lui chanter plutôt la reprise d' "I will survive" par Crazy frog remixée par David Guetta et le gars il serait passé de ... ben ... mort, comme qui dirait, à tachycarde, obligée donc tout de même d'appeler le docteur Greene, et allez on re-charge et on re-dégage, enfin clairement c'était pas possible, j'avais pas le temps pour ces conneries de monoprix (oui je sais peu de gens connaissent ce magnifique et délicat adage que j'utilise très souvent et qui me vient du mari de la mère Michel, alors pour les ignorants, la suite c'est "trou du cul de super u, enculé d'euromarché" mais c'est vraiment quand on est énervé).

Alors j'ai souri, et tout en continuant à avancer, je lui ai demandé si je lui avais fait peur, il a répondu que oui, du coup je me suis plus ou moins excusée je crois et, tout en m'éloignant, je l'ai rassuré en lui expliquant que c'était juste à cause de mon air décidé.

Enfin quand même, c'est pas hyper flatteur de me dire que je fais physiquement peur aux gens!

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L'inoubliable histoire de la saucisse

Publié le 17 Mars 2014 par KRo

Cette histoire est ancienne mais elle méritait de figurer sur ce blog alors c'est parti ...

Il y a bien longtemps dans une galaxie très très lointaine.
C'est une époque de fête de fin d'année. A l'intérieur de la salle où auront lieu les spectacles, les agents des services techniques m'aident à remplir les frigos avec les courses de sodas, glaces, fromage, merguez et ... saucisses. Enfin, c'est surtout eux qui portent et moi, très directrice, qui ai les clefs et qui dis "par là", "par ici", "merci beaucoup" (oui parce que je suis très directrice mais polie tout de même, j'suis fréquentable!) . Tout se passe normalement, il fait chaud, c'est la fin de l'année, la fête et son cortège de vente de sandwiches entre 2 spectacles s'annoncent. Voilà, on a fini, je m'en vais fermer la porte du garde-manger et d'un coup je m'aperçois que la porte d'un des frigos a été malencontreusement refermée sur un morceau de saucisse.
ET LA C'EST LE DRAME!

Et oui, en voyant ce pauvre bout de saucisse qui pendouillait là mollement en bas de la porte du frigo, j'ai d'abord dit, toujours très chic, très sélect, très directrice BCBG : "Oh! attention la saucisse est coincée!".
Et puis ensuite, je ne sais à l'heure actuelle toujours pas ce qui m'a pris, je me suis entendue ajouter avec une espèce d'air grivois genre pouet pouet vas-y fais tourner les serviettes, et de surcroît toute contente de moi bien que plus du tout fréquentable la directrice: "Et faut pas coincer la saucisse!".
Allez Bigard sors de ce corps!
Bref moi dans toute ma grande classe que d'habitude j'arrive à contenir quand je suis en mode directrice, mais là je ne sais pas, la chaleur? l'optique de la fête? le weekend ensoleillé qui arrivait? bon je sais je n'ai pas vraiment d'excuse, mais ce qui est énorme surtout c'est que ma petite remarque bien lourdingue a été accueillie par les regards étonnés voire même légèrement consternés de tous ces agents dans leur bleu de travail et qu'ils n'ont juste RIEN dit ... LA HONTE!

Mais ma mortification ne s'est pas arrêtée là, non bien sûr, rentrer morte de rire à l'école après ce moment de solitude aurait été trop facile, non, non, non, ce qu'il faut savoir c'est que le lundi de la semaine suivante, d'autres agents des services municipaux, ceux que je vois d'habitude venir faire des travaux à l'école, sont venus me voir. Ils se sont présentés à ma porte, j'étais en classe, pour me signaler où ils allaient intervenir. Là, le premier m'a expliqué ce qu'ils venaient faire et le second, un peu en retrait, m'a d'abord regardé de haut en bas et de bas en haut et d'un air entendu accompagné d'un petit sourire-clin d’œil, m'a fait: "Alors? y faut pas coincer la saucisse?!".
ROH LA LA la honte suprême, ma petite remarque avait donc fait le tour des vestiaires municipaux. La classe!

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