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makarotte.com

Ecole, rire et râleries.

Chocolat

Publié le 12 Juin 2016 par KRo

Un petit article pour se détendre après encore un weekend de boulot ... vivement les vacances.

Nous étions, l'autre jour, en réunion en train d'essayer de réaliser la répartitions des élèves dans les classes pour l'année prochaine. On pourrait croire qu'il s'agit simplement de mettre les élèves par niveau mais en fait pas du tout, ceci est un exercice plutôt compliqué. En effet, une fois les gamins présentant officiellement une pathologie répartis (un peu plus d'1,5 en moyenne par classe en ce qui nous concerne, et je vous jure que y'en a on ne sait pas trop comment trouver la virgule), il nous restait dans l'ordre ceux qui te foutent en l'air ta classe, les chieurs, ceux qui ne peuvent pas se blairer entre eux, ceux que toi tu ne peux pas blairer et puis ceux tranquilles mais en difficulté et enfin le tout venant (dont ceux que tu clonerais bien tellement ils sont chouettes). C'est un vrai casse-tête mais parfois c'est aussi un peu comme jouer à Bohnanza, t'es prêt à échanger 2 Harry Colique contre 1 seul Harry Cauchemar et tu t'accroches à ton Harry Choco même si tu sais que y'en a déjà un qui a été mis dans une autre classe que la tienne.

Alors on en était là dans les tractations et les réflexions et puis une collègue me demande ce que je sais d'un nouvel inscrit, elle me dit son nom depuis l'autre bout de la table et moi je réponds, tout sourire mais d'un air entendu : "C'est un chocolat!"

Et là, j'ai bien senti le malaise sur ma gauche, la collègue était hyper mal, elle n'a rien dit mais j'ai bien senti son regard réprobateur sur moi, c'était drôle. Oui, c'était drôle parce que l'expression par analogie avec une phrase de Forrest Gump, signifie qu'avoir un nouvel élève, c'est comme piocher dans une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Rien du tout de raciste dans tout cela.

Mais du coup, je m'interroge rétrospectivement : laisserait-on quelqu'un avoir des propos odieux en salle des maîtres sans réagir?

A propos d'odieux, l'autre jour une mère d'élève a dit à sa fille qu'elle lui interdisait de jouer avec les enfants à la peau marron. Alors son enseignante a fait tout un truc dans sa classe sur la différence, les différences, tout ça, tout ça, histoire de montrer à la petite que bon la race aryenne quand même, ça limite le choix de tes amis. Et le soir, la mère est venue la voir et lui a dit tout de go que l'attitude de sa fille était tout à fait normale puisque dans leur famille ils étaient racistes. AH?! Ah d'accord ...

Quand elle nous a rapporté cela, nous on était esbaudis. On a franchi un pas je crois, on n'est plus dans l'extrême droite décomplexée là, on est en présence de gens qui se vautrent dedans comme des gros Schweine dans la fange. Punaise, c'est ... étonnant!
Ce n'est plus du racisme insidieusement ordinaire, c'est carrément de l'affichage en 4 par 3. Ça fout les jetons, je vous le dis. La dame est nounou de surcroît, quand tu entends ça t'es clairement content de plus avoir d'enfants à faire garder de la sorte.

Les parents d'élèves en fait c'est aussi comme les chocolats d'une boîte qu'on te donne, y'en a qui sont à vomir.

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Challenge

Publié le 8 Juin 2016 par KRo

Moi j'ai la famille dont j'ai déjà parlé dans les articles "Disponibilité" en juillet 2014 et "Mais ils sont où?" en septembre 2015 qui me harcèle depuis quelques temps. En septembre, rappelez-vous c'est ceux qui m'avaient gonflée avec le manque de devoirs et d'aide aux devoirs pour leurs odieux chérubins. Alors maintenant, ils sont sur le prosaïque créneau "notre gamin (l'aîné, celui dont je parlais déjà en 2014) est chiant mais c'est parce qu'il est surdoué". ALORS NON, je le rappelle, tous les gamins intelligents ne sont pas précoces, tous les gamins précoces ne sont pas chiants, et tous les chiants ne sont pas tous surdoués, la boucle est bouclée.
On n'a pas l'air comme ça mais on a des protocoles en fait, des espèces d'étapes à valider avant de décider d'un passage anticipé. On les voit évoluer en classe les gosses, s'ils sont doués, on le note, on en discute, et si un psy nous indique qu'il a un gros potentiel, on peut l'entendre. C'est pas toi qui te lèves un matin et décides que ce caractère de merde dont dispose ta progéniture, ce n'est pas un affreux mélange de génétique pourrie et d'éducation à principes actifs qui libèrent leurs enzymes sulfureuses de façon proportionnelle à l'âge du gosse, mais qu'en fait c'est parce qu'il lui faut sauter une classe. Non, non!
Quand, à la psy de ton gamin, tu déclares que tu n'en peux plus tellement il est insupportable à la maison et que tu n'arrives pas à le gérer et qu'à la directrice de l'école et aux enseignants tu dis que tu ne vois pas le problème, c'est juste que dans cette école il y a de la violence et de l'injustice, moi je te le dis : SOIT tu es barge, SOIT ton gamin est mal élevé, SOIT les 2 mon capitaine, mais en tous les cas c'est pas parce qu'il se débrouille correctement scolairement que c'est un enfant surdoué.
Et quand tu refuses de faire passer le bilan écrit par la psy (qui de vive voix n'est pas du tout mais du tout claire sur le bien fondé d'un éventuel saut de classe) mais que tu veux absolument me rencontrer pour tenter de m'hypnotiser ou que sais-je, de me saouler à mort de paroles jusqu'à ce que je craque et que je fasse tout ce que tu me demandes comme choisir l'enseignant, la classe et le niveau, je te le dis aussi : DON'T EVEN THINK ABOUT IT!

Mme Cédepé, elle, elle avait toujours la famille de l'article "Droit de réponse" qu'était aux aguets pour lui remettre un mot pour la rencontrer encore et encore (et ça continue d'accord d'accord) alors qu'elle n'avait rien à leur dire de plus.

Du coup, pour se motiver toutes les deux, et parce qu'on est joueuses, nous avions décidé d'un grand challenge: celle qui devrait se résoudre à recevoir ces parents là avant la fin de l'année perdrait la première manche et celle qui finalement les recevrait plus de 25 minutes perdrait la seconde.

Je dois dire qu'on a bien tenu, on s'est bien battues et moi personnellement je me suis encore découvert des trésors de capacités littéraires pour dire au gens "Non, non, non et encore non, je vous ai déjà vu, je vous ai revu, et re-revu, on parle toujours du même problème, par mots interposés on en re-re-re-parle, je ne veux plus, je n'en peux plus, je suis perdue, fais comme l'oiseau (euh, me perds-je?)"

Mais bon là, hier, je crois qu'elle m'a mis KO la Cédepé, ou alors peut-on considérer que j'ai gagné pour cause d'abandon de l'adversaire? Je ne sais pas bien mais en tous les cas, Mme Chao (celle qui trouvait tout illégal), hier, elle s'est pointée à la sortie pour nous empêcher de jouer.
Ah ça elle nous a bien punie, la bougresse. Elle nous a dit sèchement qu'elle venait nous voir (AH! 1 point pour moi quand même non?) pour nous dire que son fils ne serait pas là l'an prochain et qu'ergo elle voulait un certificat de radiation. Ah, ah, on allait voir ce qu'on allait voir. Alors c'était drôle parce qu'on voyait bien que derrière son air pincé de contractuelle de téléfilm, elle avait trop envie qu'on lui demande pourquoi, et où est-ce qu'il allait aller et tout ça, tout ça, qu'on s'intéresse quoi. Et puis nous non. Sans se forcer. On en avait rien à carrer, c'était énorme. Aucune de nous 2 n'a dévié de son couloir de course.
Punaise, j'aurais peut-être dû à ce moment là proposer que pour l'occasion, elle rencontre Mme Cédepé, là hop, ippon, j'aurais gagné. Ah la la mais quel manque de réflexe j'ai eu, c'est moche! Là, carrément la Cédepé elle a réussi à nous débarrasser de toute la famille d'un seul coup. Malgré mon (admirable) jeu de jambes, je n'ai rien pu faire, George Foreman contre Mohamed Ali!

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Droit de réponse

Publié le 25 Mai 2016 par KRo

Avec ma collègue Mme Cédepé ce matin nous étions conjointement récipiendaires d'un énième mot de parents (suite à la punition de leur enfant parce qu'il avait violemment poussé un adulte de l'école pour exprimer sa colère après une dispute avec un autre enfant, il y a quelques jours). Pour nous, le problème était réglé depuis longtemps (= combo excuses + punition + mots aux parents) mais pour eux visiblement pas. Impossible malgré 2 mots de notre part, de leur faire comprendre qu'on se contrefout du pourquoi du comment de qui qui qu'a commencé à embêter l'autre dans la cour mais qu'en revanche, on ne peut tolérer qu'un élève frappe un adulte de l'école.

Le mot disait :

Est-ce légal de refuser de recevoir des parents?
Est-ce légal de ne pas répondre à leurs questions par écrit?
Est-ce que l'injustice est normale?

Vu vos réponses, des parents n'ont pas le droit de se questionner sur le comportement de leur enfant et n'ont pas le droit à des réponses!

Alors on a bien réfléchi et on s'est d'abord dit qu'on ne voyait pas de problème d'illégalité, qu'on n'avait rien à leur dire de plus que ce qu'on leur avait déjà écrit, qu'on avait rien contre le fait qu'ils se remettent en question au sujet du comportement de leur enfant bien au contraire et quant à la normalité de l'injustice on s'est dit qu'on n'aurait qu'à proposer ça comme sujet au bac en philo.

Et puis finalement, la journée avançant on s'est décidées pour répondre, plutôt :

Madame, Monsieur,

Tout d'abord, nous vous remercions pour ces questions car celles-ci nous ont permis de
réfléchir à la situation et de nous en poser à notre tour d'autres que nous vous soumettons ici:

Etes-vous certains qu'il est légal d'être aussi con?
Est-ce également légal de nous faire chier autant pour des conneries?
Est-ce légal d'élever si mal son enfant ?

Et pour finir, nous vous prions de bien vouloir réfléchir à votre tour au sujet suivant : la connerie des parents ne peut-elle pas être considérée comme une forme de maltraitance? (Vous avez 3 heures).

Tant qu'on y était, j'ai proposé de finir notre mot par : "Go fuck yourself" mais en l'écrivant cordialement tout de même, parce qu'on n'est pas des malpolies. Et puis après, dans un soucis de cohérence textuelle quant à la constance de point de vue, on a pensé signer : Les deux Grosses Putes.
Moi, j'avoue, j'avais envie de rajouter aussi en PS: "On vous merde". Mais bon, rapport à la syntaxe, on a hésité.

Après tant de réflexion à jeun, on était super trop fatiguées pour recopier donc on a tout résumé dans un magistral : "Vu". Mais j'espère bien que ces parents sauront en percevoir l'infinie étendue. Vivement demain!

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Transexuel

Publié le 11 Mai 2016 par KRo

On est mercredi, il pleut et il fait froid alors qu'on est en mai, déjà c'est la tristitude ... mais le petit moment de solitude que je viens de vivre, là vraiment, c'est la dépressitude.

Je file à la Poste récupérer un courrier en recommandé arrivé pour mon mari. J'arrive, je tends le bout de papier déposé dans notre boîte aux lettres et sa carte d'identité qu'il m'a laissée exprès. La nana, une jeune j'aurais dû me méfier ;o) , va chercher la lettre. Elle revient, vérifie l'adresse, scanne le truc je crois et sans doute regarde la carte d'identité ... ou pas ou j'en sais rien en fait, j'étais là, j'attendais, j'étais pas focalisée sur ce qu'elle faisait exactement, je pensais vaguement à autre chose et en fait j'aurais sans doute dû être concentrée un maximum parce que là j'ai entendu : "Oui bon ben il me faudrait une carte d'identité là quand même."

Alors qu'elle a dû dire : "Oui bon ben il me faudrait votre carte d'identité là quand même."

Et moi j'ai répondu : " Vous l'avez là, juste devant vous." Et je l'ai même désignée de mon index en le pointant sur son guichet.

ET LA, elle a baissé les yeux, fixé la carte, relevé les yeux, m'a regardé d'un air perplexe puis a rebaissé les yeux pour les relever d'un air résigné et c'est entre ces 2 regards que j'ai compris qu'il se passait un truc, que j'avais loupé une info sans doute ... mais comme en suivant elle m'a tendu la lettre et la carte en me bredouillant un "hum", j'avais déjà tourné les talons quand j'ai réalisé qu'elle venait de me confondre avec mon mari! NON MAIS PUNAISE MAIS MERDE, IL EST TOUT BARBU, ET ON NE SE RESSEMBLE ABSOLUMENT PAS!!! MAIS ENFIN, JE SUIS UNE FILLE ET CE DEPUIS TOUJOURS ... Rrroh la la, mais c'est pas la misère ça?! Plus jamais je retourne dans ce bureau de Poste!

Qu'elle ne compte pas sur moi, la demoiselle, pour la pistonner à un poste de physio à l'entrée d'une boîte. Ma parole!

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