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makarotte.com

Ecole, rire et râleries.

Les wattoo wattoo

Publié le 9 Janvier 2022 par makarotte.com

Une semaine de classe et déjà de très nombreuses annonces de changements de protocole sanitaire dans les journaux ou à la radio, c'est à tel point que j'en arrive à craindre d'allumer mon poste dans la salle de bain le matin. J'ai des collègues qui viennent me voir en me montrant un article de presse sur leur téléphone pour que je les éclaire sur ce qu'on doit faire ou pas. Euh ... nan. On a eu aussi 2 changements des documents officiels en 5 jours et on n'est pas à l'abri que ça rechange encore d'ici ce soir. Notre ministre adore annoncer des modifications les dimanches soirs en claironnant qu'elles seront mises en place dès le lendemain, pour que dans la nuit tout le personnel de l'Education Nationale s'agite, il nous prend pour les lutins du Père Noël le gars.

Vendredi midi, j'ai eu une réunion de directeurs convoqués en urgence en visio par l'inspectrice, oh punaise, je me suis revue à la grande époque de la sortie du premier confinement, elle ne sait pas de quoi elle parle parce qu'elle n'a pas eu le temps de lire le dernier protocole officiel sorti la veille au soir (protocole que toi t'as parcouru vite fait pour préparer la réunion parce que t'as pas eu le temps non plus de le lire en détail mais bon tu prépares tes réunions, toi). Mais pourquoi diable nous convoque-t-elle alors? On ne sait pas. Parce qu'elle doit cocher la case sur sa liste de choses à faire sans doute. Non parce que sinon, elle n'était pas capable de répondre à nos questions, questions portant sur la mise en place sur le terrain de mesures réfléchies (???) en haut lieu dans des endroits où il n'y a pas l'ombre d'un élève de moins de 12 ans, pas même peut-être celle d'un parent d'enfant de moins de 12 ans inscrit à l'école publique. Par contre on a eu le droit à elle oubliant systématiquement de rallumer son micro et à son adjointe, micro-ouvert dans le bureau d'à côté lui criant "ON NE T'ENTEND PAS!", à CHAQUE fois, c'est pas usant ça? Et puis on a eu droit aussi aux réponses farfelues qui se contredisent entre elles, le grand cirque, les clowns en moins. En fait comme la situation sanitaire se corse mais que l'école doit rester ouverte, on nous demande tout et son contraire : accueillir les élèves mais appeler les familles quand il y a un cas de Covid, c'est à dire souvent, et ça prend du temps, de téléphoner et d'attendre les familles qui défilent et sonnent au portail pour qu'on aille leur ouvrir puis d'attendre que les gamins qui ont un test négatif reviennent et vérifier les documents en question, on fait classe quand alors? Ah mais ça madame, il faut maintenir les apprentissages, tu te débrouilles. Accueillir les élèves dont les parents voire même les frères et sœurs ont le Covid, quitte à devoir envoyer la classe entière se faire tester 3 fois quand au cinquième jour le gosse a lui aussi déclaré la maladie, sans compter qu'après c'est l'enchaînement parce qu'il a bien contaminé ses copains pendant ce temps là; Faire des réunions d'équipes éducatives ou réunions d'équipes de suivi, mais sans répartir les élèves des classes pendant que leur enseignant est en réunion comme on le fait normalement, puisque là, pas de brassage possible, euh ... mais comment fait-on? Accueillir les enfants de soignants et assimilés quand la classe ferme parce que c'est l'enseignant qui est malade et qu'il n'y a pas assez de remplaçants, mais il faut les mettre au fond (comme si les classes étaient assez grandes pour avoir un fond, loin des autres, vu le nombre d'élèves qu'on a), dans un courant d'air (t'as pas le Covid mais tu vas choper la crève) puisqu'on n'a pas le droit de les mélanger avec les autres et qu'on ne peut pas se dédoubler, ils nous prennent pour des Wattoo wattoo ou quoi?

 

Et puis les enseignants n'ont plus le droit d'être absents. C'est à dire que si ton gamin est malade, s'il a la chiasse sévère et qu'il aurait bien besoin que tu le ramènes à la maison, tu n'es plus autorisé à le faire. Et si toi tu es malade, même si tu as des symptômes forts, l'administration exige de toi que tu bosses à distance, pardon?

De toutes façons le protocole est clair, ils ont même réussi à écrire dedans : "Les moments de convivialité entre élèves et personnels ou entre personnels sont prohibés." Ils auraient écrit "On veut vous faire chier jusqu'à ce que mort s'en suive." que cela n'aurait pas été plus parlant. Ils ne pouvaient pas écrire quelque chose comme "Les moments de types goûters d'anniversaire ou partage de la galette sont prohibés entre élèves ou entre personnels.", on aurait compris. Non, ils veulent qu'on cesse les moments de convivialité. C'est clair non?! Ben moi je crois que ça ça veut dire qu'il faut arrêter de faire classe hein, parce que normalement être en classe c'est beaucoup de moment de convivialité tout de même, sinon il faut changer de métier. Il faut arrêter les réunions avec l'équipe aussi parce qu'on y rit trop souvent. Faut toujours que quelqu'un ait la désagréable attitude de faire une petite blague, de dire un bon mot, et hop on verse dans la convivialité, et voilà, raté. Non mais "les moments de convivialité sont prohibés", fallait le penser ça quand même. Le mec qui a rédigé le truc, c'est le genre de gars qui rigole quand il se brûle quoi. Effrayant!

On n'avait pas assez de remplaçants avant qu'il y ait le Covid, et les directeurs avaient déjà trop de tâches à réaliser par rapport à leur temps de décharge (temps dédié à la direction, sans être avec sa classe), donc je ne vois pas comment quelqu'un quelque part peut imaginer que dans les conditions actuelles ça peut se passer bien, voire même que ça puisse se passer tout court.

C'est comme le problème de l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Officiellement, le ministère annonce qu'on accueille les élèves, qu'on leur fournit les compensations notifiées par la MDPH (Maison des personnes handicapées) dont les aides humaines, les AESH (les personnes qui viennent en classe aider un ou plusieurs élèves handicapés à pouvoir suivre au mieux une scolarité classique). Il est même limite véhément, accusateur et culpabilisateur comme si les personnels de l'Education Nationale ne voulaient pas trop avoir à faire aux handicapés. Mais dans la réalité, même quand on arrive à sélectionner des personnes souhaitant exercer la profession d'AESH malgré les conditions salariales et de formation pourries, les budgets ne sont pas débloqués. Et moi je me retrouve avec 20 élèves sans personne. Donc je demande aux AESH qui sont là pour d'autres gamins qui en ont besoin de les laisser et de partager leur temps, et elles vont un peu ici, un peu là, pour que les 20 gosses soient un peu aidés. Elles aussi doivent se démultiplier comme des Wattoo wattoo On en est au ticket de rationnement de l'aide scolaire aux handicapés quoi. Fallait l'inventer ça aussi.

Allez, bonne année 2022 à tous mais n'allez pas vous mettre trop en joie car rappelez-vous bien que toute convivialité est strictement prohibée.

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Textes à trous

Publié le 13 Novembre 2021 par makarotte.com

Evelyne

Dès le premier jour d’école, elle m’a paru louche. Quel enseignant se pointe à 9h20 le jour de la pré-rentrée ? 9h20 ce n’est pas une heure dans une école, 8h30, 8h45, 9h, oui, mais 9h20, non, sauf si t’as 3 ans et 2 mois et que tu fais une rentrée en décalé en petite section, et encore …

Donc elle s’est pointée 20 minutes après le début de notre réunion, certes elle n’avait été prévenue que la veille de son affectation (c’est beau l’Education Nationale!) mais avec mon accord la secrétaire de l’Inspectrice lui avait laissé un message téléphonique avec mes coordonnées personnelles, mais bon, ça ne lui avait pas donné envie de me contacter pour connaître les horaires de l’école apparemment, pourtant maintenant cela ne la dérange pas de m’envoyer des messages pour me demander des trucs à 20h30. Les gens changent donc.

Evelyne c’est la collègue qui a ma classe en attendant que je puisse la reprendre à mi-temps et donc la partager avec elle. Mais comment dire... c’est tellement le bazar dans cette classe, ça ne me donne pas du tout envie de partager, ça, moi. Je pense qu’elle est aussi bordélique et au clair avec les programmes de CM2 que moi je suis psycho-rigide et au fait des nouveautés de l’enseignement en Grande Section. En plus de ça, c’est la caricature de la maîtresse à l’ancienne qui fait de la gym quand toi tu vas en sport ou en EPS, et qui balance des « mes p’tits loulous, mes cocos » à tour de bras, je sais pas moi j’hésite, elle bossait dans une maison close avant ou quoi ? Et elle a une touffe dans la main, ma parole, qui n’a rien à envier à la tresse de Pocahontas. Elle dit arriver de la région parisienne mais j’ai du mal à y croire, ou alors elle était retenue dans un vieux placard d’une vieille école parisienne, un truc qui sent la Cléopâtra, la poussière de craies et les manuels moisis, un lieu où pour faire des sorties t’as pas à remplir la paperasse du BO de 1999 visiblement, parce qu’il semble qu’elle ait découvert il y a moins d’un mois que pour certaines sorties il fallait au moins un accompagnateur en plus de l’enseignant, qu’il fallait réserver un bus aussi, je ne sais pas, là-bas en région parisienne, ils doivent rouler en taxi-brousse, je suppose, hop toute la classe dans la 504 et le tour est joué.

Bref, Evelyne, j’ai fait des efforts hein, pendant 7 semaines j’ai été gentille, aimable, bienveillante (ouh punaise ça commence à sentir le pet foireux), j’ai aidé, conseillé, défendue (oui parce que les parents, les p’tits cocos qui sentent la craie et les livres d’antan et qui font le programme d’histoire de CM2 de 1985, ça leur plaît moyen d’une part, et d’autre part, les p’tits loulous boutonneux qu’ont les hormones qui les titillent, ils ont du mal à se laisser cadrer par Madame Rosa). Mais là, Evelyne, je vais avoir du mal à ne pas être désagréable.

 

Cindy

Dès le premier jour de classe, elle m’a paru louche. Quel enseignant se dit, tiens j’en ai rien à foutre si c’est pas mon boulot mais celui de la directrice, je vais me poster au portail et donner les plannings que je veux aux AESH au fur et à mesure où elles arrivent et tant pis si elle a déjà fait les plannings, sauf si t’as 3 ans et 2 mois et que tu joues à faire la directrice dans ta chambre, et encore …

Donc sous prétexte qu’elle est en charge de l’ULIS, qu’elle est coordinatrice, oui c’est comme ça qu’on nomme l’enseignante de l’ULIS maintenant (c’est beau l’Education Nationale!), elle a commencé l’année en m’obligeant à revoir chacune des AESH, une par une, pour m’assurer qu’elles iraient bien aider les enfants comme je l’avais prévu et pas comme ça l'arrangeait elle (c’est à dire avec elle, 13 élèves en ULIS 15 adultes pour s’en occuper, je pense que c’est son objectif, avec elle en chef d’orchestre quoi). Les gens sont toujours aussi égoïstes donc.

Cindy c’est la collègue qui a la classe ULIS mais qui ne veut pas qu’on dise que c’est une classe parce que c’est péché. Quand tu as une classe, tu es une enseignante, alors que quand tu es dans un dispositif ULIS, là tu coordonnes, tu vois, c’est pas pareil. Mais comment dire... c’est tellement de plus en plus évident que ce qu’elle veut surtout c’est ne pas avoir à s’occuper de ses élèves que ça ne me donne pas du tout envie de la laisser coordonner à tout va, ça, moi. Je pense qu’elle est aussi égocentrique et mesquine, elle n’est uniquement intéressée par le fait d’avoir le moins d’élèves possible en même temps et le plus d’AESH à la fois. En plus de ça, c’est la caricature de la maîtresse spécialisée qui ne s’en sort pas avec 2 élèves malgré les 3 adultes pour l’aider dans sa classe mais fait des commentaires aux collègues qui ont du mal à gérer leurs 27 élèves dont plusieurs relèvent de l’ ULIS, et qui balance des conseils sur l’adaptation et la bienveillance à tour de bras, je sais pas moi j’hésite, elle bossait au ministère avant ou quoi ? Et elle a une touffe dans la main, ma parole, qui n’a rien à envier à la crinière de Tina Turner. Elle dit arriver d’une autre école du département mais j’ai du mal à y croire, ou alors elle était retenue dans un vieux placard d’une école de coiffure, coincée entre les têtes à coiffer maltraitées qu’ont des peignes abandonnés dans les nœuds, un lieu où t’accompagne pas tes élèves en récréation ni au portail, un lieu où plusieurs fois par jour, t’es tranquille pénard seule dans ta classe, je ne sais pas, là-bas dans cette école d’esthétique, ils doivent se faire les ongles 4 fois par jour, je suppose, hop toute la classe chez les collègues et le tour est joué.

Bref, Cindy, j’ai fait des efforts hein, pendant 7 semaines j’ai été gentille, aimable, pas bienveillante (ben non, c’est elle la grande prêtresse de la bienveillance alors si je le suis aussi, ça s’annule, tout le monde le sait ça), j’ai écouté, concilié. Mais là, Cindy, je ne peux plus, d’ailleurs j’ai craqué, j’ai été désagréable.

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Allô? c'est la Noiraude

Publié le 26 Septembre 2021 par makarotte.com

Je pense qu'on n'imagine pas combien le téléphone de l'école peut sonner de fois dans une journée tant qu'on ne passe pas une journée entière assis dans le bureau de la direction. C'est dingue! En dehors des appels justifiés c'est à dire pour donner une information ou en demander une par rapport à l'école qui n'a pas déjà été donnée dans les cahiers de liaison des gamins, c'est fou le nombre d'appels qui font sonner ce foutu combiné en permanence. La demoiselle du téléphone, c'est moi.

Alors il y a les gens qui ont laissé déjà 1 ou 2 ou 3 messages pendant que je n'étais pas au bureau pour donner une info, parfois l'ont doublé d'un email, mais qui rappellent quand même pour te redire le truc qui n'appelait pourtant pas de réponse de ma part.
4 messages plus un appel en direct pour me dire que les PAI ne seront pas renouvelés par le médecin scolaire parce que dans le cadre de la simplification administrative (des autres), c'est le directeur qui désormais doit valider si le traitement médical des gosses est le même que celui de l'année d'avant ou non. Bon, comme les posologies varient aussi en fonction du poids des gamins et que je n'ai aucune compétence médicale à part tout ce que j'ai appris en regardant Urgences et Docteur House, si le gosse n'a pas au minimum un Lupus, j'suis quand même bien emmerdée, mais j'avais compris que ça me ferait du boulot en plus dès le premier message en revanche : Demerden sie sich!
Il y a aussi la maman qui laisse plusieurs messages parce que sa fille a oublié son cahier de liaison à l'école, c'est vrai que ça vaut le coup de laisser des messages et de rappeler jusqu'à m'avoir en direct pendant 6 minutes pour ce sujet là, surtout quand 5 des 6 minutes sont consacrées à me dire en long en large et en travers : "Je ne suis pas une personne qui va vous embêter."

Il y a les gens aussi qui appellent pour avoir la Maternelle ou bien la Mairie ou je ne sais quelle association de la commune. Pourtant je décroche en disant "Ecole élémentaire", ça devrait leur mettre la puce à l'oreille!
Cette semaine, en fin de journée, donc quand ma patience commençait légèrement à s'émousser n'est-ce pas, j'ai eu l'appel suivant : 
- Ecole élémentaire.
- Bonjour, je voudrais parler au président du club de tennis.
- Bonjour, et bien le mieux pour cela se serait d'appeler le club de tennis.
- Je voudrais savoir les horaires, vous pouvez me les passer?!
- Non, je ne peux pas. Vous êtes à l'école ici.
- (énervée) Mais c'est pour les horaires!
- Peut-être mais je ne connais pas leur numéro. Bonne journée.

Et je vous passe le démarchage évidemment, tous ces gens qui veulent faire payer moins d'impôts à la directrice de l'établissement (hi, hi, hi), ou qui veulent discuter avec le responsable de la téléphonie (je suppose que c'est moi parce qu'il n'y a que moi), entre la sonnerie du téléphone et la sonnerie d'entrée au portail, je pense que ça sonne en moyenne toutes les 10 minutes toute la journée. Pas évident de bosser sur des dossiers qui demandent un peu de réflexion quand on est dérangé si souvent.

 

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Back to business

Publié le 5 Septembre 2021 par makarotte.com

Cette semaine j'ai repris le boulot.

Je me suis débattue avec l'informatique ministérielle évidemment, qui est trop lente ou avec les codes d'accès qu'on ne m'avait pas encore rétablis. J'ai repris mes marques, rangé des dossiers, effectué les tâches qu'on ne peut effectuer qu'au dernier moment juste avant la rentrée, etc, etc, etc ...

La rentrée des enseignants a eu lieu.

La rentrée des élèves a eu lieu.

Et nous voici à vendredi.

J'ai commencé ma journée par déplacer, porter et étiqueter des meubles à envoyer à la déchetterie, bref j'ai été un peu déménageuse et surtout bien contente d'avoir mis un pantalon et des talons compensés.

J'ai réglé au passage le problème informatique de ma nouvelle collègue Evelyne qui avait un écran tout bleu et qui surtout avait oublié d'allumer son UC, ça n'a pas été trop compliqué comme intervention, je sens qu'on va bien s'éclater avec Evelyne.

Ensuite j'ai cherché une élève, que d'autres enfants affirmaient avoir vu le matin mais qui n'était pas dans sa classe, j'ai été voir dans plusieurs classes, cherché dans les recoins de l'école pour finir par la retrouver dans une classe qui n'était pas la sienne, une AESH (ce sont les personnes qui accompagnent les élèves handicapés) un peu trop sûre d'elle ayant assuré à cette nouvelle maîtresse, un peu trop à la masse, que c'était une élève à elle qui était absente la veille. Je passe sur ce grand n'importe quoi, t'as une gamine dans ta classe que t'as jamais vue, certes elle ne parle pas vraiment parce qu'elle doit être autiste mais elle comprend un peu ce que tu dis et surtout les autres élèves savent qui c'est, qu'est-ce que tu fous à la prendre dans ta classe si elle n'est pas sur ta liste d'élèves?! T'as une élève, elle est pas sur ta liste, allo quoi!

J'étais en train de bosser sur mon ordi quand une mère d'élève m'a appelée pour me signaler qu'elle avait gardé son fils qui était venu à l'école la veille "un peu malade", et qu'il venait d'être testé positif au Covid. Donc ça a été le grand barnum de la fermeture de classe, appeler la cellule de santé du Rectorat pour les démarches à suivre, appeler les parents pour qu'ils viennent déjà chercher leurs gamins, les isoler pendant une semaine et les faire tester, faire le point avec la cantine pour les contaminations possibles hors classe...

J'ai enchaîné avec la réunion programmée avec mes collègues et j'ai mangé vers 15h à mon bureau tout en continuant à bosser et en répondant à ce foutu téléphone qui sonne sans arrêt. 

Puis une collègue est venue me chercher parce qu'elle avait un élève ingérable (se barre, se cache, tape et évidemment n'écoute rien), j'ai tenté la manière douce, la manière ferme, et j'ai ôté ses dents de mon poignet juste avant qu'il ne me morde vraiment. Bref, j'ai appelé les parents qui heureusement sont venus rapidement. 

J'ai continué ce que j'avais à faire.

Après la sortie d'école j'ai répondu au téléphone a une maman qui était hors d'elle parce que "ça y est ça recommence comme en Maternelle, ma fille a été frappée et harcelée et ça ne va pas se passer comme ça".

Vers 18h15 j'ai enfin eu le message de la cellule de santé du Rectorat que j'attendais depuis le matin pour transmettre les instructions écrites aux parents des élèves de la classe qui a fermé pour cause de Covid.

Je suis rentrée chez moi vers 20h, ma montre m'a indiqué que j'avais marché plus de 7 km dans les couloirs de l'école au cours de la journée.

Bon, je crois qu'on peut dire que j'ai bien remis les pieds dedans hein! Business as usual.

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